23-25 janvier 2019 à Paris (Musée de l'Homme)
Thématique 1 : Correspondance génotype – phénotype : perspectives anthropologiques
Communicant invité: J.T. RICHTSMEIER, From genotype to phenotype and back again
A l’heure du tout génomique et de la paléogénomique, les outils disponibles pour caractériser et quantifier la variation phénotypique demeurent encore limités de telle sorte que notre capacité à caractériser le « phénome » est inférieure à ce qu’elle est pour le génome (Houle et al., 2010). De plus, la variation phénotypique est le produit d’interactions complexes entre le génotype et l’environnement. Une meilleure compréhension de la correspondance entre génotype et phénotype dépendra donc de notre capacité à optimiser la caractérisation du phénome et à mieux prendre en compte la capacité des êtres vivants à s’adapter à leur environnement. Elle passera également par une plus grande connaissance des mécanismes développementaux participant à l’ontogenèse. Une description plus fine de la correspondance génotype – phénotype permettra de préciser les bases développementales et évolutives de la variation morphologique des hominoïdes. A travers ce thème, nous invitions nos collègues généticiens, anthropologues biologistes, biologistes du développement notamment, à présenter leur recherche. Ces présentations pourront être centrées soit sur le génotype, soit sur le phénotype, tout en gardant en ligne de mire la correspondance génotype – phénotype.
Mots-clés : Variation, quantification, adaptation, mécanismes développementaux, ontogénèse
Thématique 2 : De la « famille » au « clan ». Liens sociaux et biologiques de la Préhistoire à l’actuel
Communicante invitée : R. CHAIX, Structures sociales et structures génétiques dans les populations humaines –
La « famille », le « clan », sont des notions difficiles à définir tant elles regroupent des concepts variables dans l’espace et dans le temps, et en fonction des disciplines qui abordent ces questions. Si pour les sociétés actuelles, appréhender des liens sociaux et biologiques montre déjà une pluralité des approches et des définitionssur le plan archéologique, la difficulté est de comprendre comment se représente la « famille » et que signifient les regroupements ou les ensembles que l’on peut identifier. Qu’est-ce que les différents outils et méthodologies de l’anthropologie et de l’archéologie peuvent nous apporter pour caractériser un groupe d’individus qui partagent des liens soit génétiques, soit sociaux ou encore plus spécifiquement économiques ? Par ailleurs, en quoi les systèmes de parenté, régis par des règles d’alliance, de résidence et de filiation ont-ils un impact sur le patrimoine génétique, les comportements sociaux et symboliques, la démographie par exemple ? Enfin, comment les données de l’anthropologie biologique (morphologie, caractères discrets, pathologie…), de l’archéologique funéraire ou de la (paléo)génétique permettent-elles d’inférer ces systèmes et leurs conséquences ? Cette thématique englobe les différentes recherches en archéologie, en anthropologie biologique et sociale des populations actuelles et passées, de tout contexte culturel, et souhaite également voir des ponts diachroniques tant sur la documentation, que sur l’application méthodologique.
Mots-clés : Systèmes de parenté, pratiques funéraires et symboliques, ethnologie, ostéologie, biologie moléculaire, anthropologie médico-légale
Thématique 3 : Actualités de la recherche
Ce thème rassemblera les acquis récents de la discipline, qu’il s’agisse de découvertes inédites ou d’avancées méthodologiques.
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